Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Une RCH... et après ?

Guérir la rch ???

23 Avril 2014 , Rédigé par Une rch... et après ? Publié dans #Réflexions, #Médicaments

On trouve sur le net des commentaires ou des sites sur lesquels des gens disent qu'ils ont soigné leur rch, qu'ils sont guéris grâce à des méthodes alternatives, des régimes très stricts...

  1. Je ne suis pas du tout fermée aux médecines alternatives, au contraire. Je trouve juste que ces discours peuvent être dangereux. On ne guérit pas de la rch (sauf chirurgie et ce n'est pas sans conséquence). On peut toutefois être en rémission de nombreuses années, avec ou sans traitement d'ailleurs. Chaque patient est différent, chaque maladie, chaque histoire est différente. Certaines formes sont très lourdes, d'autres beaucoup moins. Si certains arrivent à trouver un équilibre sans traitement médical conventionnel, tant mieux. Mais laisser penser qu'une solution miracle applicable à tous existe me semble un peu exagéré. Surtout quand sur ces mêmes sites, les produits prônés sont en publicité (la personne écrivant le site se fait donc rémunérer pour ces publicités...), ou que des "codes promos" sont proposés (n'y aurait-il pas aussi un intéressement financier derrière tout ça ???)... Mouaif, moi ça me laisse quand même un tout petit peu sceptique... J'ai en plus remarqué qu'aucun commentaire critique n'apparaît sur ces sites. Simple coïncidence ? Pour le vérifier, j'ai tenté de laisser des commentaires posant quelques questions, ou émettant des doutes : ils n'ont jamais été publiés...
  2. Se soigner avec les plantes, soit. Mais il ne faut pas oublier que l'industrie pharmaceutique, pour développer les médicaments, s'appuie à l'origine sur la synthétisation en laboratoire des molécules actives présentes dans des plantes. Et pour moi, prendre des compléments alimentaires, des comprimés de concentré de plantes, des poudres etc, ce n'est rien d'autre que prendre un médicament. Certes, il n'est pas issu de l'industrie pharmaceutique mais ça n'enlève rien au fait que ce "produit" a un effet sur l'organisme. Parfois on a l'impression que parce qu'ils sont à base de plantes, on ne risque rien, qu'ils sont dénués d'effets secondaires.
  3. A mon avis, même si on fait le choix de se tourner vers les médecines alternatives, il est très important de garder contact avec un gastro-entérologue. Quand j'ai fait une poussée sévère, j'étais vraiment contente et rassurée de pouvoir faire appel à un médecin en qui j'avais pleinement confiance. Parce qu'en cas d'urgence, on n'a malheureusement souvent pas le temps d'avoir le choix. Et des médecins à l'écoute, capable d'entendre nos doutes et inquiétudes quant aux traitements, ça existe.
  4. Concernant l'alimentation et plus généralement l'hygiène de vie, je suis persuadée que nous avons beaucoup à essayer de ce côté là. Sans soigner la maladie, l'alimentation, comme l'équilibre du corps et de l'esprit dans son ensemble (par le sport ou la relaxation par exemple) peut jouer un rôle important dans le confort de vie, le bien-être. Mais ceci est probablement vrai que l'on soit malade ou non. Mais on prend peut-être un peu plus conscience de son corps quand on est malade... Pour moi, c'est en utilisant la complémentarité de toutes ces méthodes qu'on est vraiment efficace. En prenant en considération l'aspect psychologique et le corps dans son ensemble. La médecine classique en se sur-spécialisant a malheureusement souvent perdu la vision d'ensemble du corps. Et certains médecins oublient même complètement le patient (et ce qu'il ressent) pour s'attacher uniquement aux analyses et imagerie de plus en plus poussées. Or, il est évident que pour que notre organisme fonctionne correctement comme un tout, un ensemble de paramètres doivent être réunis : une alimentation saine et en quantité adéquate, suffisamment de sommeil, un esprit un minimum apaisé... Et pour moi, une douleur, une inflammation, une raideur exprime un déséquilibre du système, dont les causes peuvent être très variées (environnement, génétique, fatigue, virus, excès ou déficit...). Mais cela ne remet absolument pas en question les compétences et les progrès de la médecine classique. Les médecines alternatives sont pour moi un complément, la recherche d'un équilibre de fond. Mais une fois l'équilibre trop perturbé, je pense que ces méthodes ne sont plus suffisantes et refuser de le reconnaître peut devenir dangereux.
  5. L'objectif d'un médecin n'est pas de nous faire prendre le plus de comprimés possible, le plus longtemps possible. L'objectif des traitements est bien de passer en rémission et d'y rester. A terme, l'idée est de pouvoir arrêter les traitements.
  6. Attention aux charlatans ! A une semaine de ma première intervention (programmée en urgence), je suis allée voir un magnétiseur. J'attendais de lui qu'il me "prépare" aux interventions, qu'il me permette de ré-équilibrer les choses peut-être... Enfin... je ne sais pas trop à quoi je m'attendais à vrai dire ! J'étais très affaiblie physiquement et psychologiquement par deux séjours à l'hôpital en urgence dont le dernier de 6 semaines où tout avait été essayé pour éviter la chirurgie (alimentation parentérale exclusive, immunosuppresseurs...). Hospitalisée à domicile (un peakline dans le bras pour brancher toutes les nuits une alimentation parentérale (HAP) pour essayer de reprendre un peu de force avant l'opération), 3 lignes d'immunosuppresseurs en parallèle (immurel, Anti-TNF alfa, cortisone). Après à peine 5 minutes de discussion, le magnétiseur m'a dit d'annuler l'intervention. Qu'un miracle pouvait avoir lieu grâce à un mélange de plantes (à acheter sur internet en Belgique car interdit en France...). J'étais perdue... évidemment je voulais éviter l'opération si c'était possible... Je suis sortie de là complètement déboussolée... Heureusement, j'étais entourée et j'ai pu discuter de tout ça avec mon copain qui m'a remis les idées en place : sans cette opération, je mettais ma vie en danger. A aucun moment, la personne que j'ai rencontrée ne m'a dit d'en parler avec mon médecin, elle ne s'est pas posée la question de la nécessité médicale de cette intervention, ni des potentielles interactions entre le traitement qu'elle me proposait et ceux que je prenais déjà... Je ne sais pas exactement ce que je recherchais en allant voir ce magnétiseur mais je ne m'attendais certainement pas à ça... Que ce serait-il passé si j'avais annulé l'opération ? Comment a-t-elle pu se permettre de me faire prendre autant de risque ?
Guérir la rch ???

Commenter cet article