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Une RCH... et après ?

Les occlusions

21 Avril 2014 , Rédigé par une rch... et après ? Publié dans #Chirurgie, #Infos médicales générales

D'après ce que j'ai trouvé sur le net (entre autres) : http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=occlusion_intestinale_douleurs_abdominales_pm, http://www.hopital-dcss.org/soins-services-hopital/informations-medicales/item/150-occlusions-intestinales-brides-adherences.html. D'après ce que j'ai vécu, ce que j'ai lu : voici ce que j'ai compris...

 

Une occlusion intestinale correspond à une obstruction partielle ou totale de l’intestin (grêle ou côlon), qui empêche le transit normal des matières fécales et des gaz.

Une occlusion intestinale peut être soit mécanique soit fonctionnelle.

1) Occlusion mécanique

Les occlusions mécaniques sont principalement dues à des adhérences intestinales. Les adhérences correspondent à des tissus fibreux qui se forment entre deux organes habituellement libres l'un de l'autre. Il peut exister des adhérences entre côlon et grêle, grêle et paroi abdominale, foie et estomac, etc... Les adhérences sont dues au liquide sécrété par le péritoine (fine membrane qui tapisse l'intérieur de la cavité abdominale) lors de sa cicatrisation. En effet, lorsque le péritoine est agréssé (infection, inflammation, chirurgie...), il sécrète du liquide, des protéines qui vont se comporter comme de la glue en collant les organes (un peu comme des toiles d'araignées) et en cloisonnant ainsi la cavité abdominale pour limiter la propagation des processus inflammatoires et rendre plus efficace la réponse anti-infectieuse. C'est donc un processus bénéfique. Lorsque l'épisode inflammatoire prend fin, les tissus fibreux disparaissent partiellement, les adhérences se libèrent. Mais lorsque l'agression du péritoine est très importante (acte de chirurgie ou péritonite généralisée), des adhérences peuvent persister dans le ventre et prendre parfois la forme de véritables cordelettes pouvant enserrer les intestins et former des brides (intestin qui se coude et bloque ainsi le passage des aliments). Il y a alors occlusion.

2) Occlusion fonctionnelle

Dans ce cas, l'occlusion est le résultat du mauvais fonctionnement de l'intestin. Ce type d'occlusion est assez fréquente après une intervention chirurgicale des intestins.

3) Traitement

  • Mise au repos de l'intestin en arrêtant l'alimentation et la boisson
  • Mise en place d'une sonde naso-gastrique (petit tuyau inséré par le nez) pour aspirer le contenu de l'estomac et soulager les pressions et diminuer la distension de l'intestin
  • Réhydratation par voie intra-veineuse pour corriger les fuites de sels minéraux et les pertes de la sonde + spasfon + débridat
  • Le diagnostique s'appuie sur l'examen clinique, l'historique médical du patient et des examens tels que radiographies, scanner, analyses sanguines...

Dans la plupart des cas (2 sur 3), l'occlusion se lève naturellement par traitement médicamenteux. La reprise de l'alimentation se fait progressivement et l'hospitalisation ne dure que quelques jours. Dans le cas contraire, une intervention chirurgicale est nécessaire pour lever manuellement l'occlusion. La reprise du transit est alors plus ou moins longue étant donné le stress subi par l'intestin.

Enfin, dans de rares cas, lorsque les signes font penser qu'il existe un volvulus (retournement de l'intestin sur une bride), une souffrance aiguë de l'intestin, une intervention en urgence est réalisée pour éviter une nécrose de l'intestin entraînant une perforation, une péritonite.

4) Les questions que je me suis posées :

  • Qu'est-ce qu'on peut faire pour éviter les occlusions ?

Réponse : Rien. Aucune méthode, aucun régime.

  • A-t-on plus de chance d'avoir des occlusions qu'avant d'avoir été opéré ?

Réponse : A partir du moment où on a été opéré en chirurgie digestive, on augmente le risque d'avoir à plus ou moins long terme des occlusions. De même que quelqu'un qui s'est fait opéré d'une appendicite.

  • Est-ce que j'ai pu provoqué une occlusion à cause de mon alimentation (sans fibre par exemple) ?

Réponse : Non

  • Pourquoi met-on une sonde naso-gastrique ?

Réponse : pour soulager l'intestin, diminuer la distension en amont de l'occlusion. On espère ainsi pouvoir lever l'occlusion sans intervention chirurgicale. Donc même si c'est un des trucs les plus désagréables qui soit, c'est quand même mieux que le bloc opératoire.

  • La sonde naso-gastrique est-elle systématique ?

Réponse : perso, je n'en ai eu qu'à partir du moment où je vomissais...

  • Tout comme l'aspect des cicatrices in fine, le fait de faire ou non des occlusions ne dépend absolument pas du chirurgien mais de la façon dont chaque personne cicatrise.

Sachant que je ne suis pas médecin, ce qui précède est sûrement imprécis et incomplet mais ça m'a aidé à comprendre ce qui se passait dans mon corps... j'espère que ça pourra vous aider aussi. Je n'ai pas décrit les douleurs abdominales et symptômes que j'ai ressentis quand j'étais en occlusion par peur de mauvaises interprétations et surtout parce que c'est très difficile à décrire.

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